Verdun-la Somme, 1916, quand la tactique contrarie la stratégie

« La stratégie dit où et quand on doit se battre…La tactique dit comment se servir des différentes armes dans le combat, c’est-à-dire comment on doit se battre ». Compte von Moltke (1800-1891)
Texte Général 2S Allain Bernède, Docteur habilité en histoire

De la conduite des opérations…
Au début de la guerre, au terme du décret du 2 décembre 1913, seule la zone des armées en campagne était placée sous l’autorité du commandant en chef, mais, dans la pratique, les ministres de la Guerre, Messimy puis Millerand ont progressivement concédé au général Joffre la direction de la guerre. Ainsi ce dernier a-t-il obtenu du gouvernement, par le décret du 5 août 1915, l’autorisation de disposer « sans restriction, (de toutes les ressources) des places fortes » désormais considérées comme obsolètes. Cependant après l’arrêt de l’offensive d’automne 1915 en Champagne, tandis que la presse et un certain nombre d’hommes politiques de divers horizons se font de plus en plus virulents; le Parlement qui siège sans interruption depuis janvier, s’efforce d’imposer son contrôle

Depuis 1916, au moment d’engager la préparation des offensives d’ensemble, ces attaques à conduire simultanément sur les fronts russe, italien et franco-britannique décidées en décembre 1915 lors de la conférence de Chantilly; le G.O.G. français est confronté au double problème de la mise au point d’une méthode de planification opérationnelle en vue de conduire, au niveau stratégique en coopération avec les Britanniques, une action d’envergure sur le front occidental et de la révision d’ordre tactique en ce qui concerne la doctrine d’emploi des forces; le tout sur un fond de relations difficiles avec le monde politique! (…)

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